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Le 18/12/2020 à 13:47:15

LE POINT LITHIASE par le Docteur GERAUD

Les calculs urinaires sont de plus en plus fréquents depuis quelques années du fait du mode de vie des patients, du stress, du manque de boisson régulière, et aussi certainement du réchauffement climatique. A la Polyclinique ST COME, il nous arrive de prendre en charge plus de 5 patients par jour avec une recrudescence en période de grande chaleur.

La prise en charge de ces calculs urinaires, dont la révélation la plus fréquente est la colique néphrétique, est un bel exemple de la coordination et de l’efficacité de différentes équipes médicales faisant de ST COME un plateau technique d’exception.
Effectivement, tout patient qui se présente aux urgences de ST COME pour une colique néphrétique sera très rapidement pris en charge par un de nos médecins urgentistes et son équipe d’infirmières dont la priorité sera d’abord de calmer la douleur (« colique néphrétique, colique frénétique »).

Il évaluera ensuite très rapidement le degré d’urgence : fièvre, état général du patient, réponse aux différents traitements de la douleur, et dès que le patient sera soulagé, il sera conduit en radiologie pour passer un scanner sans injection qui en quelques minutes confirmera le diagnostic et apportera au spécialiste des informations essentielles sur la taille, la localisation, du ou des calculs et leur retentissement sur les reins.
L’urologue de garde est alors informé sans délai et peut prendre en charge en urgence personnellement ce patient pour lui proposer les traitements les plus adaptés du plus simple (retour à domicile avec un traitement médical) aux plus urgents : interventions en urgence si nécessaire devant de la fièvre ou une dilatation rénale importante. Le patient devient alors prioritaire au bloc quel que soit l’heure, 24h /24 de jour comme de nuit.
Dans la majorité des cas la prise en charge du calcul se fait plus sereinement mais efficacement, le plus souvent le jour même ou le lendemain faisant appel à plusieurs techniques dont la plus fréquente est l’ablation du calcul par les voies naturelles sous anesthésie générale (urétéroscopie).
Dans d’autres cas, l’urologue devra monter en urgence dans le rein une petite sonde (sonde double J) afin de drainer le rein et d’éviter d’autres coliques néphrétiques. Le calcul sera enlevé secondairement soit par ondes de chocs externes (lithotritie extra corporelle) soit par urétéroscopie souple, intervention sous anesthésie générale, le plus souvent en ambulatoire qui consiste à monter toujours par les voies naturelles dans les cavités rénales au contact du calcul et à le détruire à l’aide d’un puissant laser.
Quel que soit le cas, l’hospitalisation est toujours de courte durée et certains patients vont même pouvoir ressortir le jour même et reprendre au bout de quelques jours leurs activités de loisir ou professionnelles.

Mais d’où cela vient Docteur ? Comment éviter que j’en refasse ?
À distance, un bilan étiologique pourra être envisagé lorsque les calculs sont nombreux ou récidivants. Ce bilan s’appuiera sur des examens biologiques faits par le laboratoire et sur l’analyse spectrophotométrique du calcul faite par le laboratoire Biocôme.
Le néphrologue, spécialiste de l’étude de l’origine de la fabrication des calculs pourra alors, avec l’ensemble de ces résultats, conseiller un régime ou des consignes hygiéno-diététiques. Malgré cela, certains patients reviennent régulièrement.
C’est donc un travail d’équipe pluridisciplinaire, une bonne coordination et une information directe qui permettra une prise en charge adaptée à chaque patient du début à la fin : médecins urgentistes, radiologues, urologues /anesthésistes, biologistes, équipes infirmières et néphrologues. Cette prise en charge, experte à chaque étape, nous vaut d’être les premiers des hauts de France dans la prise en charge des calculs urinaires. Merci à toutes les équipes.
Et merci à tous nos correspondants et patients qui savent qu’ils peuvent compter sur ST COME.